Biographie

« Nous croyons conduire le destin, mais c’est toujours lui qui nous mène », écrivait Denis Diderot à la fin du XVIIIème siècle. Dalé ne connaissait pas cette maxime lorsque le destin l’arracha brutalement de sa terre natale pour le conduire sous les lumières de la plus belle des capitales européennes. Il a depuis fait sienne cette devise. C’est aujourd’hui avec la sérénité d’un jeune artiste comblé par sa passion et déjà riche d’expérience qu’il se prépare à la suite du voyage…

Une enfance africaine

C’est au Rwanda, en plein cœur de l’Afrique des « mille collines » et des « grands lacs », que Dalé vint au monde un jour de novembre 1985. Fils de commerçants, deuxième d’une fratrie de quatre enfants, Dalé découvre la vie, fougueux et impétueux comme les garçons de son âge, bercé par la majesté des paysages intemporels de Kibungo, au sud-est du pays.
Il n’a cependant pas encore 10 ans lorsque son destin bascule, une première fois, en même temps que celui de toute une nation. Le bonheur et l’innocence s’envolent sous le fracas des armes, dans la panique de l’exode, sous les yeux des caméras du monde entier, et pourtant presque dans l’indifférence générale.
En avril 1994, comme des milliers de familles précipitées dans la guerre, Dalé quitte le Rwanda pour rejoindre la Tanzanie avec sa mère et sa sœur. Son père les y rejoindra plus tard. A l’issue de quelques mois de la précarité qui accompagne l’exil, la famille traverse la Tanzanie et entreprend un voyage sans véritable destination. Il les conduira au Zaïre, puis en France pour une installation définitive, et pour tenter de se reconstruire. Dans les camps de réfugiés, Dalé s’échappe de l’obscurité en fredonnant et chantonnant, seul, discrètement. Sans le savoir c’est dans la banalité de l’horreur qu’il crée ses premiers liens avec la musique qui deviendront indéfectibles.

La découverte de la France…

L’humidité et la fraicheur de l’atmosphère européenne tranchent brutalement avec la suavité et la chaleur de l’air africain. En 1995, Dalé découvre un nouveau décor, de nouveaux amis, de nouveaux horizons. C’est bercé par un univers musical qu’il ne connaissait pas qu’il se familiarise avec sa nouvelle vie. La musique lui offre un moyen insoupçonné de se libérer des troubles qui ont jalonné le départ de son pays d’origine.
Imbibé de gospel, de jazz ou de soul, Dalé s’inspire pleinement de leurs pionniers Louis Armstrong, Mahalia Jackson ou Otis Redding. Il confronte leurs styles, leurs sonorités, leurs émotions. Globe-trotter bien malgré lui, il trouve naturellement refuge dans l’universalité du langage musical, et il décide de se l’approprier. Ainsi pourra-t-il rompre avec l’amertume de ceux qui ont vécu l’enfer, et donner pleinement corps à sa foi en la vie, l’amour et l’avenir.

… et les premiers pas vers la Musique

Dévoré par une passion croissante, c’est dans une quête de découverte perpétuelle que Dalé intègre modestement en tant que soliste une petite chorale de Tours. Il y fait ses premières gammes, et se confronte pour la première fois à l’oreille d’autrui.
En 2001, son arrivée à Grenoble le nourrit de nouvelles rencontres, et donne un nouvel élan à sa passion. Il intègre le groupe de gospel « Collectif-Adib » et exprime enfin son talent sur scène, en rencontrant de nombreux artistes de la scène grenobloise et nationale.
La musique excède désormais le stade de l’évidence pour Dalé. C’est par elle qu’il trouve son épanouissement personnel et quotidien. Il comprend alors qu’elle est devenue le cœur de son existence, et c’est encouragé par ses camarades de scène qu’il s’oriente vers une carrière solo.
Il multiplie les prestations locales, et écume les scènes grenobloises, des plus anonymes aux plus prestigieuses. Il se produit notamment devant plusieurs milliers de personnes à Echirolles, en 2008, au profit d’une association de lutte contre le Sida.

L’épisode « Nouvelle star »

C’est alors que l’initiative d’une de ses amies, qui a inscrit Dalé sans l’informer au casting de l’émission de télévision « La Nouvelle Star », bouscule à nouveau son existence. A la fois surpris et décontenancé par une convocation qu’il reçoit sans s’y attendre, c’est avec le sourire qui ne quitte jamais son visage qu’il décide néanmoins d’honorer l’audition. Persuadé au fond de lui-même « qu’à cœur vaillant rien d’impossible », Dalé donne toute son énergie dans une interprétation d’Otis Redding qui subjugue ceux qui l’entourent.
Le charme opère rapidement, et l’œil aussi professionnel qu’inquisiteur des membres du jury permet au « candidat 17914 » de sortir de l’anonymat d’un numéro. Ils étaient 25 000 à l’origine ; Dalé finira dans les 5 derniers « survivants » d’une sélection impitoyable. Il n’en tire pas orgueil, juste la satisfaction d’avoir vécu une expérience supplémentaire, et d’avoir beaucoup appris.
De juin à octobre 2009, Dalé participe à une grande tournée sur le sol Français, ponctuée de quelques incartades sur le sol Belge. Il fait l’affiche d’un grand concert organisé par une radio nationale, et s’est produit aux côtés de William Baldé. Il travaille désormais sur une série de concerts, au cours desquels il présentera ses propres compositions, accompagné de ses musiciens.

Toujours avide de découvertes et de rencontres, Dalé se tient à la disposition de tous ceux qui souhaiteraient faire appel à lui, en France… ou ailleurs !